Une subvention majeure pour le Dr Jean-Pierre Lavoie et son équipe de recherche

Pour la troisième fois en 15 ans, le Dr Jean-Pierre Lavoie, professeur en médecine interne équine, a obtenu une importante subvention de fonctionnement des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC), cette fois d’un montant de 900 000$, pour une durée de cinq ans. Il s’agit d’un support majeur aux projets de recherche de son laboratoire dont les travaux portent sur l’asthme équin.

Les Instituts de recherche en santé du Canada sont l’organisme fédéral de financement de la recherche en santé au Canada. Composés de 13 instituts, ils collaborent avec des partenaires et des chercheurs pour appuyer les découvertes et les innovations qui améliorent la santé de la population et le système de soins du Canada. Tel que mentionné, les programmes subventionnés doivent appuyer des découvertes et innovations touchant directement l’humain. L’asthme équin et l’asthme humain partagent de nombreuses similitudes, ce qui fait du cheval un modèle unique pour l’étude de la santé humaine. Les découvertes faites lors de l’étude de l’asthme équin par le Dr Lavoie et son équipe pourraient permettre de mieux comprendre la pathophysiologie de l’asthme, dans l’espoir d’identifier de nouvelles cibles thérapeutiques pour cette condition incurable chez l’homme et du cheval.

L’objectif du programme de recherche subventionné par les IRSC est d’explorer la relation existante entre l’inflammation asthmatique chronique et les lésions pulmonaires (remodelage) qui y sont associées, dans le but d’identifier de nouvelles thérapies capables d’arrêter la progression de l’asthme chez le cheval, voir à renverser les changements établis. Ces connaissances pourraient ensuite permettre de mieux comprendre la problématique existante chez l’humain.

Bien que la recherche puisse sembler parfois abstraite par rapport aux sciences cliniques, ces dernières n’en demeurent pas moins intimement liées puisque les découvertes émanant de ces travaux auront par la suite un impact important sur la pratique. Par exemple, les travaux du laboratoire sur l’asthme équin ont permis de nombreux développements au cours des dernières années : la mise en place au CHUV de nouvelles méthodes diagnostic (biopsies et échographies endobronchiques), l’évaluation du remodelage pulmonaire des chevaux légèrement atteints, l’idententifcation des traitements les plus efficaces pour cette condition, etc. Les applications chez l’être humain seront par contre plus longues à déterminer et mettre en place, mais les chevaux eux, pourront profiter rapidement de ces avancées, dont certaines sont déjà disponibles à l’Hôpital équin du Centre hospitalier universitaire vétérinaire.

L’obtention de cette subvention revêt une importance particulière dans un contexte où les subventions sont de plus en plus difficiles à obtenir pour les chercheurs en sciences cliniques vétérinaires. Une alliance avec la médecine humaine, lorsque pertinente, est une solution avantageuse pour la science, mais aussi pour notre champ de pratique.

Nous souhaitons d’ailleurs souligner que ces travaux sont entre autres rendus possibles par le support des vétérinaires référents et des propriétaires de chevaux, qui font confiance à la Faculté de médecine vétérinaire, au CHUV ainsi qu’aux groupes de recherche depuis de nombreuses années. Notre équipe fait figure de leader mondial en matière de recherche sur les maladies respiratoires équines, et nous souhaitons aujourd’hui partager ce succès avec vous, qui en êtes partie prenante.